Stratégie : Introduction
Il est nécessaire de nous doter d'une stratégie numérique à long terme, à partir de notre vision, qui tire parti des travaux menés depuis 4 ans dans certaines filières, et les généralise à l'ensemble des secteurs économiques.
La réussite de la mise en œuvre de l'économie numérique repose les 5 dimensions structurantes.

La démarche proposée pour Boost-France
En termes de démarche, nous vous proposons dans un premier temps de lancer un avant-projet de 3 mois, sous votre autorité, destiné à définir un projet détaillé et chiffré pour les 2 à 3 ans à venir.Le lancement opérationnel de Boost-France pourra ainsi être effectué dès juin 2009, ce qui lui permettrait de porter ses fruits avant fin 2011.
Compte-tenu de l'ampleur des évolutions engendrées par le numérique, de la remise en question des processus, de l'organisation et des pouvoirs, une telle mutation ne peut réussir que si elle est portée au plus haut niveau de l'Etat.
Le Gouvernement doit faire du projet Boost-France un projet national prioritaire, pour garantir la cohérence des actions menées au niveau des administrations centrales, des filières et des régions.

Le planning de Boost-France
Si le projet est lancé rapidement, le passage de la majeure partie des filières à l'économie numérique peut se faire en 2 à 3 ans, avec tous les effets induits sur le monde de l'offre.Cette mutation se fera progressivement, par paliers, sur l'ensemble des 5 dimensions structurantes, en fonction de la maturité des filières et des régions.

Les moyens
Les moyens publics nationaux à mobiliser sont mesurés en regard des enjeux :• Standards : il faut 200 à 500 K€ par filière, en raison du travail déjà accompli, une structure nationale composée d'experts internationaux, dotée de 5 M€/an devrait répondre aux besoins pour 15 filières prioritaires
• Infrastructure : hors réseaux haut débit, à chiffrer séparément, les coûts principaux concernent les coûts d'implantation des plates-formes collaboratives, de l'ordre de 1 à 5 M€ pour un objectif de 8 plate-formes prioritaires, les frais récurrents devant être pris en charge par les utilisateurs de la plate-forme.
• Projets e-business : ces coûts sont pris en charge par les entreprises, car ces projets répondent à des besoins business, et sont amortis par l'augmentation de la compétitivité. L'aide d'OSEO et des acteurs régionaux du développement économique doit être renforcée, ainsi que le développement de l'offre de services informatiques.
• Projets e-administration : de la même façon, ces coûts doivent pris en charge par les administrations et les collectivités territoriales dans le cadre de l'amélioration du service rendu aux usagers, et des gains de productivité, sources d’économies à terme, qu’ils permettent dans les trois fonctions publiques. Une attention particulière sera apportée aux collectivités locales, dont les dépenses croissent à un rythme plus élevé que le PIB, et aux activités de l’Etat les plus porteuses de gains d’efficacité..
• Accompagnement des PME : les financements mixtes Etat-Régions sont nécessaires, avec un ordre de grandeur d'environ 10K€ par PME.
Des moyens complémentaires doivent être dégagés pour développer la culture numérique par tous les moyens de communication : rencontres décideurs type Davos autour des enjeux du numérique, …
